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[MARINE BLUE] Un conte de fée marin

 
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Auteur Message
Minh
Mangaversien·ne


Inscrit le : 20 Jan 2005

Message Posté le : 07/01/06 23:48    Sujet du message: [MARINE BLUE] Un conte de fée marin Répondre en citant

Pour m'occuper après la lecture du premier tome...


Marine Blue !

L’auteur : Eo Suk II

Biographie :
Née en 1972.
Elle débute en 1992 avec Le sentiment d'automne.
Elle se spécialise dans les titres sentimentaux qui racontent des histoires d'ado ayant bon coeur.
Bibliographie :
1992 - Le sentiment d'automne
2000 - Marine Blue

Petite fiche récapitulative de Marine Blue...
Editeur original : Haksan
Editeur français : Saphira
Nombre de volumes : 10
Genre : romance, fantastique

Et enfin, quelques illustrations ici et .

Source : Saphira

La jeune Chaeyon vient de perdre son père et se retrouve du jour au lendemain à vivre sur une île avec son grand-père.
C’est là qu’elle va rencontrer un étrange garçon sorti de la mer qui va bouleverser sa vie. Apparemment muet, le jeune homme va rapidement faire preuve d’une grande intelligence. Mais son ancienne vie aquatique semble le rattraper…


Il en aura fallu du temps et des coïncidences pour que je finisse par m’intéresser de bien plus près à Marine Blue (Bleu Marine, si vous tendez à croire lors du premier contact que l’héroïne doit tout simplement s’appeler Marine [râpé !]…) et quelle perte de temps !



Petit rappel aux non inconditionnels :
En 1836, Andersen livre son conte presque mythique tant il aura subi diverses déclinaisons : j’ai dénommé La Petite Sirène au grand cœur charcuté par la vie et les humains, ces bêtes. Pour ceux (comme moi) qui auront été marqués au fer rose par la version musicale vanille-chocolat des studios Walt Disney, La Petite Sirène ce n’est pas seulement Ariel, Eric, Mélodie et l’arc-en-ciel tridenté (et pour les plus nostalgiques encore, Polochon, Vanessa brisant le médaillon de son talon aiguille et le peigne-fourchette), c’est aussi (eh oui, à ma ô combien grande surprise) une histoire tragique dans laquelle le bel humain amouraché de la princesse des mers trouvait plein de choses, sauf (évidemment) la vie.
Dans ce premier tome, Eo Suk II un 30 décembre 1997 (il faudra m’expliquer pourquoi la veille du nouvel an, une manhwaga, cette noble créature d’une espèce non moins héroïque, est en train de partager sa démente passion pour les abysses avec des lecteurs pour le moment encore de l’ordre du fictif, alors que ses pairs un peu plus humains sont déjà affolés dans les rayons du supermarché à choisir leur variété de saumon norvégien…) nous raconte que cette histoire avant tout fantastique l’a beaucoup marquée par le passé et que l’idée de l’illustrer ne l’a jamais vraiment désertée.

Mais l’auteur souhaite se démarquer de ses congénères en créant une version différente tout en rendant hommage au conte d’origine.
C’est donc, non une interprétation de l’histoire d’Andersen que nous livre Suk mais plutôt, et étonnamment, une suite. Car dans Marine Blue, l’union d’une sirène et d’un humain, la réunion des fonds tout bleus et des côtes toutes grises ont déjà eu lieu et la tragédie avec elles.

Ah bah oui, ça c’est vraiment bien. Mais… et l’histoire dans tout ça ?!
On y vient Joséfaim ! Chaeyon (notez la possibilité réjouissante de pouvoir prononcer les noms des personnages) est donc une héroïne du genre équilibré : loin du prototype habituel (nonobstant certains petits détails…) qui sert de base à une BD orientée public féminin, sans être non plus surprenante d’atypisme. Pas de potache potiche, pas non plus de spécialité naïve avec en plat principal refroidissant, la maladresse et en tant que déléguée, des qualités d’organisation qui inspirent confiance à son entourage (ni plus ni moins).
La tête calée sur les épaules, pas du genre à tourner méninges : si on ne l’aime pas, elle ne s’épuise pas. On l’apprécie naturellement ou on va voir ailleurs (de quoi réussir dans la vie) ! En somme, division et multiplication, une franche attitude éloignée de toute mièvrerie qui, à défaut (qui s’avère qualité par la suite) de rendre l’héroïne suprêmement attachante, la construit réaliste et facilement identifiable, ce qui est très appréciable.



Le drame arrive alors ficelé de bolduc : là où nombre de dessinateurs ne se seraient donné nul mal nul bien et auraient orchestré la tragédie – très – rapidement fait, – pas – bien fait afin de promptement en venir au face à face entre l’héroïne et ses fantômes (ce qu’on pourrait comprendre), Eo Suk II ne s’attarde pas trop mais construit tout de même, de façon peu habituelle dans le genre. Ainsi on est propulsé du côté penché du père, choix scénaristiques autant que graphiques qui nous permettront de compatir à la peine de Chaeyon. Bon après, ne confondons pas : ce ne sont pas des torrents de larmes venant tremper le rude papier de Saphira, mais on est loin de l’exaspération, l’ennui ou par ma part, l’indifférence ressenties lors des lamentations de ses ordinaires homologues.
Une héroïne directe, saine, énergique sans être carrément dopée, un peu moqueuse (elle ne s’esclaffe pas à tout bout de page) et humoristiquement prude...

Et l’hoooomme avec ceci ?! Héhé (certaine gêne), le héros c’est un gentil garçon quoi…
Peu intéressant en lui-même, il faut dire que ce premier tome ne fait pas honneur à Shaoud (de son appellation également prononçable) qui le place face aux réalités quotidiennes de l’existence humaine, et de ses peu communes facultés latentes. La moitié du tome muet, ce n’est donc pas le grand amour entre le valeureux lecteur et ce personnage qui pèche par trop de gentillesse et trop de naïveté (mais une naïveté muette, donc largement supportable). Trop blanc, trop serviable, trop pur, en somme peut-être trop lisse… et un peu effacé par la présence éclipsante de Chaeyon.
Mais surtout, ce que le résumé de Saphira dénomme softement « une grande intelligence » est en réalité de géniales facilités (à côté, Katsuyuki de Tensai Family Company c’est de la gnognotte...) un peu faciles d’ailleurs pour le scénario mais indéniablement utiles pour ne pas traînailler en longueurs infinies : ainsi Shaoud peut dialoguer langage homme du jour au lendemain et les tortues et les dauphins même qu’ils savent que les filles ont certaines protubérances au niveau de la poitrine, qu’elles portent des jupes et qu’il ne faut surtout, mais alors – grands dieux de la mer – surtout pas ! les embrasser (n’importe quand ou n’importe où…). Il faudrait expliquer comment Shaoud a pu faire la distinction entre sa mère et son père (ou d’autres parents) si ces détails élémentaires (passe pour la jupe, mais « les gros seins » pour citer la tortue…) lui sont encore inconnus…

Shaoud apprend ô combien l'art de courir n'est pas aisé...

Pour le reste, le grand-père est un sympathique papy bougon, la rivale scolaire est plaisante de par sa méchanceté frustrée et son hypocrisie irréprochable (le moyen lecteur : « ah bon ?! Elle pensait vraiment pas ce qu’elle vient de dire ?!… ») et surtout l’énigmatique personnage venu de la mer qui introduit l’intrigue…

Tout est très bien orchestré : l’auteur a éliminé toute scène superflue (l’école de Chaeyon à Cheju) et a fait intervenir ses différents personnages de façon impeccable. Tout est très clair.
L’intrigue, non réellement amorcée… mais dont les termes sont plutôt présentés au lecteur lui laisse un avant-goût d’interrogations pressantes ; celui qui apparaît comme le potentiellement méchant est immédiatement placé du côté du lecteur, qui comprend dans l’instant les motivations du (toujours potentiellement) méchant qui le rendent un peu gentil (impossibilité de le trouver antipathique). Aucun manichéisme donc, excepté peut-être Shaoud passé et repassé par le programme H - 40° de la Bosh WFM 3030…
Du reste, chaque personnage plait ou intéresse (éludons le grand-père et les personnages secondant les personnages secondaires).

Et le dessin ?
C’est bien entendu le grand bonus car le trait est superbe. Difficile de reconnaître en lui un manhwa : de la mise en page aux SD en (ne tré)passant (pas) par les décors, rien n’y laisse songer. En particulier les fonds marins très très beaucoup a lot very bien beaux, et je pèse (hohoho, comme c’est léger !) mes mots.
Des pages couleur –en blanc et en noir – étoffent certaines pages et leur donnent du volume tout du long du tome.

Les fonds marins...
Il remonter les générations pour dénicher la petite sirène...

L’auteur nous l’annonçait d’ailleurs en pré-histoire, elle espère nous faire partager son goût prononcé pour la pureté bleue de la mer.
Si certains manhwa ont une narration chaotique entravant souvent la lecture (au fond en haut, qui a murmuré « K2… » d’une voix rauque et hésitante ?? Bonne langue va !), celle-ci est parfaitement maîtrisée : mise en page claire et (exemplaire) intrigante, parfois et même souvent drôle (sans s’en tordre les tripes), avec une pointe légère de décalé.
On remarque également une grande utilisation des trames à excellent escient, qui instaurent souvent une atmosphère teintée de ténébreux mystère à certains points (stratégiques) de l’histoire…


La rivale dégourdie

En somme, j’aimerais la pointer de la main comme étant une histoire sans prétention aucune qui se laisse lire. Mais la formule, parfaite pour un Vitamin (qui, si tenté est que l’on ne soit nullement allergique au genre, pourra être apprécié à la façon d’un Hanadan), est ici largement inappropriée.
Car ce premier tome se lit d’une grande traite, très plaisamment, et se construit de façon à doter le parcoureur de l’envie de lire les suites.
Sans oublier que les différents flash marins du côté du (voire des) mystérieux intervenant(s) laissent à imaginer une intrigue ficelée et intéressante (ne soyons pas emphatique prématurément…).
En bref, j’y place des espoirs qui auront tout intérêt à ne pas être (trop) déçus (voilà c’est dit !).

Notez la nature de cette humblement prometteuse chose : un sunjung fantastique, équivalent coréen du shôjô, qui se déroule dans un milieu lycéen – pas tout à fait scolaire, ou peut-être par la suite mais je ne pourrai l’affirmer… – et que si le genre n’est votre tasse favorite pour laper le thé (saisir : à part Nana, Kimi wa pet voire (et encore hein !) Mars dans votre mangathèque, les images dérisoires au féminin ça vous inspire plutôt Gally ou Cat’s eyes …), quelques menus détails (les larmes, les animaux qui parlent, la promesse de fin mais surtout… Shaoud…) endommageront certainement votre lecture (bref, n’essayez même pas, même si mon texte vous a ému jusqu’à la panse vide).

Pour les autres (youpi !), régalez-vous !

Liens divers :
Article de Bp

Et puis parce que je suis d’une humeur propagande manhwa, un petit coup de cristallin vers un prochain titre de Saphira :

Par ici Bibi !


Dernière édition : Minh le 12/01/06 16:45; Edité 1 fois
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Baptiste
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 08/01/06 00:38    Sujet du message: Répondre en citant

Tiens, j'avais lu quatre tomes de cette série (je crois, et les derniers assez rapidement). J'avais trouvé ça limité mais pas mauvais : psychologique mais pas trop, tragique mais pas trop, pathétique mais presque, des noeuds amoureux mais pas trop emberlificotés... un manga bien fait et plaisant.
C'est sur que le héros est super lisse, mais ça m'avait pas gêné : j'avais assez accroché à ce mec parfait jusque dans ses faiblesses (non seulement il est beau, drôle et intelligent, mais en plus il a besoin d'être aimé et réconforté). Et puis ces tifs quoi !
Je ne sais pas si mon avis serait identique aujourd'hui, mais bon.
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Minh
Mangaversien·ne


Inscrit le : 20 Jan 2005

Message Posté le : 12/01/06 16:53    Sujet du message: Répondre en citant

"un manga bien fait et plaisant" : voilà qui pourrait résumer l'opinion publique du MMF ©Morgan (à ne pas confondre avec le WWF...). Et puis peut-être vous agripperez-vous d'autant plus à Shaoud qu'il est tout beau, tout frais comme le dit Baptiste (et en plus, il a les mèches (pas rebelles) vert algue...) !

Quoi qu'il en soit, merci beaucoup à ma gentille aide, mon frère, que dis-je, presque ma monture de guerre, sans qui les gentilles illustrations ne seraient pas, le scanner ayant refusé de coopérer pour l'effort de bleu marine... Clin d'oeil !
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shun
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Sept 2002
Localisation : charleroi la ville noir

Message Posté le : 12/01/06 23:41    Sujet du message: Répondre en citant

un manwha dont le début du premier tome était intérressant sans plus, mais malheureusement la fin est devenue trop classic et le manga a perdu tout son intérêt a mes yeux.
oubliette a l'époque et a l'heure actuel j'avoue que ce genre de titre ne passerais plus ne serait ce que l'étape de lecture.
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