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Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
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Posté le : 10/11/24 07:54 Sujet du message: Le dit du Genji - Wako Yamato |
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Le dit du Genji est un classique de la littérature japonaise, écrit au 11ème siècle par la poétesse Murasaki Shikibu et qui relate la vie du prince Hikaru Genji, surnommé le radieux en raison de sa grande beauté. Fils cadet de l'empereur, il n'est pas destiné à régner et le roman raconte sa vie, ses amours et décrit la société aristocratique dans laquelle il vit. Le roman est disponible en version française, dans diverses versions plus ou moins luxueuses :
La première fois que j'ai entendu parler de cette histoire, c'est dans un manga qui n'avait rien à voir : City hunter.
Dans le tome 19, Ryo se moquait d'Umibozu, désormais en couple avec la superbe Miki qu'il avait recueilli et élevé lorsqu'elle était enfant. Il faisait alors le parallèle avec Hikaru Genji le radieux, qui avait fait élever une jeune fille pour qu'elle devienne plus tard son épouse et mettait aussi en avant la tête "radieuse" d'Umibozu, dont le crâne chauve reflète la lumière du solei.
Plus récemment, j'ai aussi vu ce film :
Auquel, vu la multitude de personnages, je n'avais pas compris grand chose, sinon que le beau prince couchait avec toutes les filles qui croisaient son chemin.
Un manga en un tome est aussi sorti chez l'éditeur Synchronique édition en 2022. Je ne l'ai pas lu.
Enfin, le dit du Genji a fait récemment l'objet d'une exposition au musée Guimet à Paris :
Et, après ce long préambule, on arrive donc enfin à la série dont je veux parler; cette fois-ci, il s'agit d'un manga faisant 7 tomes de 400 pages (autant dire que le manga cité précédemment a dû beaucoup élaguer). Il est l'oeuvre de Waki Yamato et a été publié de 1979 à 1993 dans le magazine shôjo Mimi. C'est Panini qui se charge de l'édition française et, dans ce premier volume, nous propose une très belle éditions, avec de nombreuses pages couleurs et, dans ce premier volume, une préface, une brève présentation des personnages et un arbre généalogique des personnages principaux - ce qui n'est pas du luxe, vu leur situation et la complexité de leurs rapports ainsi qu'un marque-page en cadeau. Je m'y suis référé plusieurs fois au cours de ma lecture. La traduction est excellente, mettant bien avant la complexité des sentiments et des relations entre les personnages et permettant de rendre de nombreux moments particulièrement touchants.
L'histoire commence avant même la naissance du Genji, avec la rencontre entre sa future mère, Kiritsubo, dite la dame du clos au Paulownia, et l'empereur, qui tombe éperdument amoureux d'elle alors même qu'il a déjà un garçon, futur héritier du trône, avec la dame du Kokiden. Ils auront ensemble un fils mais Kiritsubo mourra alors qu'il est encore très jeune. Pour le protéger des intrigues de la cour, son père le nommera Genji, ce qui veut dire qu'il sera écarté de la succession, et donc des risques qu'il pourrait être amené à courir.
Quelques années plus tard, le Genji a bien grandi mais n'a fait que croître en beauté et en grâce. Il est également particulièrement doué pour les arts, comme la danse et la poésie et, de ce fait, la coqueluche de toutes les dames de la cour. Mais, malgré cela et l'affection que lui porte son père, il souffre toujours de l'absence de sa mère. Et, lorsqu'il tombe amoureux, c'est de Fujutsubo, la dame du clos aux glycines, qui l'a élevée et qui est aussi une des épouses de son père. C'est donc un amour (réciproque) qui va être impossible, tourmenter les 2 personnages mais aussi pousser le Genji à papillonner à droite et à gauche, souvent vers des femmes qui ressembleront sur certains points à Fujitsubo.
Le manga va donc développer les relations que le Genji va avoir avec les différentes dames de tout âge. Et vraiment de tout âge : ça va de Murasaki, la demoiselle violette, l'enfant et futur épouse qui l'appelle "Monsieur mon ami" à la très vieille (et très drôle) régente en second qui passe son temps à minauder et veut lui mettre le grappin dessus. Le manga arrive quand même à éviter le côté objectivement malsain de la première relation en nous montrant les personnages qui jouent ensemble et sont très attachés l'un à l'autre. Si les complots et les jalousies sont régulièrement présents en arrière-plan, les dessins et les nombreux poèmes prononcés par les personnages pour se séduire ou évoquer une atmosphère particulière donnent cependant une ambiance plutôt douce et agréable. Le développement psychologique des personnages les rend également souvent attachants et les rend intéressants à suivre.
Au final, on a donc un gros tome très bien réalisé et une lecture prenante. J'attends avec impatience le tome 2, dont la sortie est prévue pour le 5 février. |
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herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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Posté le : 10/11/24 11:26 Sujet du message: Remarque |
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L'expo au Musée Guimet était globalement sans grand intérêt. Tu l'as visitée, Cyril ?
La petite partie consacrée au manga était naze, d'ailleurs.
Bien entendu, si Taliesin est comme une petite folle avec la sortie de la VF, moi, je n'y vois qu'une vieillerie de plus dont le dessin me fait fuir mais que je vais peut-être quand même essayer de lire
Car le travail de Panini sur ce titre semble vraiment excellent. _________________ Simple fan (auto-proclamé) de Rumiko Takahashi
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Ténia de Bulledair |
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Gemini_ Mangaversien·ne
Inscrit le : 03 Fév 2011
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Posté le : 11/11/24 09:45 Sujet du message: Re: Remarque |
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| herbv a écrit: | | le travail de Panini sur ce titre semble vraiment excellent. |
Tu m'étonnes, c'est Miyako Slocombe à la traduction  _________________ - Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
- Ça correspond à bon ! |
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Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
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Posté le : 11/11/24 11:07 Sujet du message: |
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| Il me semble avoir vu 2-3 fautes de français mais ça reste acceptable. Et la traduction des poèmes est excellente et contribue beaucoup au charme du manga. |
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Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
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Posté le : 19/02/25 06:00 Sujet du message: |
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Un second tome que j'ai trouvé plus difficile à lire que le premier : pas qu'il soit mauvais, loin de là. Mais le beau et radieux Genji, aimé de tous (et surtout de toutes), va très loin dans la saloperie, notamment avec Murasaki, la demoiselle violette dans une scène de particulièrement marquante et dont Waki Yamato fait bien ressentir l'horreur - ce qui fait aussi ressortir la dignité de Murasaki en face de cet acte et du comportement du Genji. Je me demande d'ailleurs ce que les lecteurs et les lectrices du roman avaient ressenti à la lecture de ce passage : horreur ou alors ce n'était pas bien grave parce que le Genji agissait par amour et qu'il avait un passé triste ?
En tout cas, ça ne l'empêche pas de papillonner toujours ici ou là, malgré ses promesses et notamment lorsqu'il est exilé, sans raison valable d'après lui alors qu'il a quand même | Citation: | | couché avec la femme de son frère, l'empereur (après avoir couché avec la femme de son père) | : ce n'est d'ailleurs que sur la pression de la mère de l'empereur, la dame du Kokiden, toujours jalouse du Genji et de sa mère alors que l'empereur, fidèle à la promesse faite à son père, aurait plutôt laissé couler.
Ces points mis à part, les dessins sont toujours aussi beaux et contribuent beaucoup, avec les poèmes qui parsèment l'oeuvre, à l'ambiance mélancolique du manga. J'apprécie également les nombreux personnages féminins du manga : même si elles sont souvent destinées à être des conquêtes du Genji puis à être abandonnées pour d'autres, elles ont des personnalités et des physiques propres qui les rendent intéressantes - et j'ai apprécié de revoir la régente, même si ça ne dure pas très longtemps.
Le tome 3 du dit du Genji est prévu pour avril. C'est agréable d'avoir un rythme de parution aussi rapide, d'autant plus que l'édition est impeccable. |
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Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
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Posté le : 28/08/25 05:14 Sujet du message: |
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Le Genji a vieilli : moins d'aventures (ce qui ne veut pas dire pas du tout), plus de politique et, en lien avec celle)ci, de gestion de sa famille, adoptive ou naturelle. Le premier enjeu est en effet le mariage (ou l'intégration dans la maison de l'empereur) de Kumoi no Kari, l'enfant de son ancien ami devenu rival, le désormais ministre du dedans - oui, c'est un beau bazar et il suffit de voir l'arbre généalogique des personnages principaux pour s'en convaincre... Et le général Barbe noire, qui a une quarantaine d'années de plus que celle-ci, est bien décidé à l'épouser :
Non, pas lui. Mais ça reste une ordure, même si Waki Yamato arrive, par la suite, à nous faire ressentir de la sympathie pour lui, comme elle l'avait fait pour le Genji malgré ce qu'il avait fait à Dame Murasaki. L'auteur a vraiment du talent et nous le prouve encore dans ce volume, tant par ses superbes dessins que par l'attachement qu'elle nous fait ressentir pour certains personnages, notamment féminins. Alors que les hommes, quand ils n'ont pas de comportement détestable (ici, donc, Barbe noire et Kashiwagi, le fils du ministre du dedans, qui ne pensent qu'à eux et se trouvent ensuite des excuses), manquent trop souvent de courage (le Genji quand un nouveau mariage lui est proposé), Dame Murasaki est le personnage le plus charismatique et attachant du tome, et même de la série. Sa compassion et sa gentillesse envers les autres, notamment les autres épouses/maîtresses du Genji, son absence de rancune face à certaines comportements blessants et égoïstes de celui-ci en font un excellent personnage. Le Genji a certes parfois quelques bons moments, par exemple dans ce volume | Citation: | | lorsqu'il s'inquiète pour son fils et se réconcilie avec le ministre du dedans | mais ça ne suffit pas car ils sont contrebalancés par d'autres, dans ce volume et dans les précédents, où il apparaît bien plus égoïste, agissant en fonction de ses pulsions du moment et sans tenir compte des conséquences, même s'il y pense.
A côté des personnages, l'ambiance est toujours réussie : il y a des moments drôles, avec par exemple la fille un peu rustre du ministre du dedans, d'autres plus touchants, des pages plus poétiques et une description intéressante de la société et des moeurs de l'époque, avec le poids des pratiques religieuses, comme les malédictions, les nombreuses prières ou le retrait de certains personnages importants passé un certain âge. Tout cela contribue à faire de ce tome 4 une lecture encore une fois très réussie. |
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Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
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Posté le : 23/11/25 16:11 Sujet du message: |
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Ce 5ème tome marque la fin de l'histoire du Genji, les deux derniers étant consacrés à ses descendants.Le Genji est maintenant cocu, sa dernière femme, San no Miya, l'ayant trompé (enfin, ayant surtout été violée) avec Kashiwagi, fils de l'ancien commandant. Autant dire qu'il n'est pas content et qu'il est encore plus embêté quand il se rend compte que son épouse va avoir un enfant, un fils qui sera nommé Kaoru.
J'ai beaucoup aimé ce tome, particulièrement marquant pour une conclusion d'arc : le Genji y subit un gros retour de karma, ce qu'il reconnaît d'ailleurs quand il compare sa situation à celle de son père. Ca n'est pas volé, et il y en aura un autre beaucoup plus grave (et attendu) dans la suite du volume. Mais ça le montre aussi sous un jour plus touchant, capable de s'interroger sur ses fautes passées (ça change du "j'ai été exilé alors que je n'avais rien fait") et sur ses erreurs alors qu'il avait tout pour être heureux, d'avoir des regrets (c'est quand même un peu tard, notamment envers Murasaki), de pardonner, de ne pas s'en prendre à un fils pour les fautes de son père. Et la dernière partie du volume est particulièrement touchante puisqu'on le voit véritablement dévasté | Citation: | | par la mort de Murasaki | , incapable de rien faire et passant son temps à se remémorer les moments passés. Ca finit même par le rendre sympathique, ce qui n'était pas gagné.
L'autre point fort du volume, c'est pour moi un aspect féministe plus marqué, dont je me demande toujours s'il vient du roman (et à quel point ?) ou du manga. Je pense qu'une postface aurait été particulièrement intéressante à la fin de ce volume. Ici, j'ai particulièrement apprécié la façon dont réagissent Kumoi no Kari et Ochiba face à l'attitude de Yugiri. Celui-ci n'agit certes pas exactement comme son père mais ça n'est guère mieux : | Citation: | | le harcèlement à la place du viol | , tout en étant d'ailleurs, comme celui-ci (ou les autres personnages masculins) convaincu de son bon droit. La dignité des deux personnages face à celui-ci, et face à la pression sociale qui les pousse à céder, est particulièrement marquante.
Je suis maintenant curieux de voir ce que va raconter la partie du dit du Genji sans le Genji. |
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Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
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Posté le : 15/02/26 05:31 Sujet du message: |
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Nous sommes une quinzaine d'années après la mort de dame Murasaki et du Genji. Tout le monde continue à les regretter et à faire leur éloge (ce qui nous donne quelques pages d'exposition un peu longuettes où les personnages se racontent ce qu'ils savent déjà) mais 2 petits nouveaux sont là pour prendre la relève :
Niou, petit-fils du Genji, fils de l'empereur et de l'impératrice d'Akashi, bien décidé à suivre l'exemple de son grand-père en papillonnant à droite et à gauche avant de trouver l'amour comme celui-ci l'avait fait avec Dame Murasaki ;
et Kaoru, fils du Genji ; du moins officiellement puisqu'il est en fait celui de Kashiwagi et de dame ; s'il ignore le nom de son père, il a entendu des rumeurs confirmant le fait qu'il est issu d'une relation adultère, ce qui lui donne envie d'entrer en religion.
Ces deux-là sont amis, sans être rivaux (du moins dans un premier temps ; ça se complique vers la fin du volume) comme l'étaient le Genji et le commandant, leurs personnalités étant très différentes. Comme le notent les autres personnages, ils sont nettement moins charismatiques que leurs deux aînés ce qui rend ce tome non pas mauvais mais sensiblement moins intéressant que les précédents, et notamment le tome 5 dont la qualité était assez exceptionnelle.
Les intrigues, axées comme d'habitude sur les relations amoureuses et, secondairement, sur des enjeux de pouvoir, restent cependant intéressantes. En effet, les deux hommes finissent par tomber amoureux de 2 sœurs, filles d'un prince exilé pour avoir été involontairement lié au complot contre le Genji : l'aînée, Ôigimi, à la santé fragile, a attiré l'attention du prince Kaoru ; la cadette, Naka ni Kimi, intéresse davantage le prince Niou. A la mort du prince huitième, toutes deux sont désormais seules et semblent souhaiter le rester. Mais les deux princes insistent (chacun à laur façon) et Ôigimi s'inquiète pour sa soeur, qui risque de rester seule et de vivre dans la misère, surtout si elle-même finit par mourir.
Ces intrigues amoureuses sont assez intéressantes, notamment à cause de la personnalité du prine Kaoru. Il n'est pas irréprochable mais, quand il se retrouve seul avec celle qu'il aime, s'il viole quelques normes de la bienséance en l'approchant de plus près qu'il ne le devrait, au moins ne va-t-il pas plus loin (ce qui change du Genji, de Barbe noire ou de Kawagashi). Et, ce qui le rend aussi plutôt sympathique, même s'il n'est pas irréprochable (il amène Niou chez Naka no Kimi et ne peut pas se faire d'illusion sur ce qu'il a l'intention de faire), c'est la comparaison avec d'autres personnages, surtout féminins.
Dans les 5 premiers tomes du dit du Genji, les femmes du Genji étaient des personnages variés, avec des personnalités très différentes, parfois actives mais également souvent victimes des agissements des hommes, que ce soient les viols ou/et le non-respect des promesses faites. C'est aussi le cas ici, en particulier avec Niou. Mais, grosse différence, le niveau de connerie des personnages féminins est particulièrement élevé aussi:
- on a les servantes des deux demoiselles qui veulent que les 2 princes leur rendent visite pour les violer ; comme ça, elles seront riches et heureuses
- l'impératrice d'Akashi qui séquestre le prince Niou pour l'obliger à se marier avec la femme qu'elle a choisie (et qui a un rang plus élevé) plutôt que Naka no Kimi.
- et le pompon, c'est Ôigomi : Kaoru est donc amoureux d'elle et, même si ellene veut pas céder, elle partage ces sentiments. Mais elle s'inquiète aussi pour sa jeune soeur, notamment à cause du caractère inconstant du prince Niou. Elle a donc une idée géniale : le prince Kaoru étant en visite chez elles, ellepense qu'il va venir lui rendre visite dans sa chambre. Et donc, elle va partager sa chambre avec sa petite soeur comme ça, en prévision de la visite de Niou, elle va quitter sa chambre et celui-ci, se trompant sur l'identité de la femme présente, va la violer, sera obligée de l'épouser et tous deux seront heureux !
Bon, Kaoru sait se retenir et il ne se passe donc rien d'autre qu'une discussion. Mais quand même... Quelle génie !!!
La fin du volume laisse présager de nouvelles complications, avec l'apparition d'un nouveau personnage féminin et les craintes d'Ôigomi qui semblent se confirmer. Ca donne envie de lice ce septième et dernier volume, dont Panini n'a pas encore annoncé la date de sortie.
A noter aussi que, ce 19 avril, doit sortir aux éditions Diane de Selliers un ouvrage consacré au dit du Genji https://editionsdianedeselliers.com/boutique/la-collection-textes/a-la-decouverte-du-dit-du-genji-de-murasaki-shikibu/
Cela concerne plus le roman lui-même que la bande dessinée. Mais il peut aussi être utile pour mieux comprendre celle-ci ; le contenu me tente bien :
À la découverte du " Dit du Genji " offre au lecteur des outils qui le soutiendront dans sa lecture, et qui lui permettront d'apprécier la finesse du récit de Murasaki-shikibu. Cet ouvrage complet s'adresse tant à ceux qui ont déjà Le Dit du Genji en leur possession qu'à ceux qui s'apprêtent à le lire. Il rassemble une documentation qui nous a manqué alors que nous réalisions l'édition illustrée du Dit du Genji en 2008, et qui correspond au souhait que René Sieffert avait exprimé lors de la parution en 1988 de sa traduction en français du Dit du Genji. Notre choix de l'éditer aujourd'hui répond à une demande que nous n'avons eu de cesse d'entendre de la part de nos lecteurs depuis plusieurs années.
Des outils inédits et indispensables
Introduction : Sano Midori, professeur à l'université Gakushûin (Tokyo), rappelle au lecteur le contexte dans lequel Le Dit du Genji a été écrit, et lui donne des éléments de compréhension de ce texte incontournable. " Murasaki-shikibu [...] connaissait parfaitement l'histoire officielle, les usages de la cour, et maîtrisait presque tous les domaines, poésie japonaise et littérature chinoise, musique et peinture. Son roman ressemble à une étoffe précieuse dont le tissage s'est vu enrichi de réminiscences d'images et de citations extraites des sources les plus diverses, ce qui en fait une véritable somme de la culture aristocratique. "
Résumés de chaque livre : les 54 livres qui composent le roman sont résumés de manière concise. Chaque résumé reprend les événements importants du récit, et rappelle qui sont les personnages qui y apparaissent.
Arbres généalogiques : à la fin de chaque résumé, un arbre généalogique clarifie la nature des liens qui unissent les différents personnages. Biographies des personnages : 58 biographies présentent les personnages principaux et identifient les événements marquants de leurs vies. Un système de renvoi vers les livres concernés permet au lecteur qui possède par ailleurs le texte de retrouver un passage précis en fonction du personnage auquel il s'intéresse.
Table de concordance entre les noms japonais et leur traduction en français
Chronologies : deux chronologies détaillées de la vie du Genji et de celle de son fils Kaoru permettent de suivre de manière synthétique leur progression politique, leurs relations amoureuses et les principaux événements de leur vie.
Cartes et plans : un ensemble de cartes et de plans vient enfin apporter un soutien visuel au lecteur, en lui donnant des repères géographiques pour les différentes villes évoquées dans le texte et une idée de l'organisation de l'espace dans la Ville de Heian et du Palais intérieur du Palais impérial. Il peut également se représenter les scènes (nombreuses) qui se déroulent chez les personnages grâce aux reproductions et schémas des résidences aristocratiques à l'époque de Heian. |
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