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Chroniques comics (2)
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 28/09/19 21:28    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai profité de mon passage aux US pour faire le plein de lectures. Impressions en vrac sur quelques titres.

Eternity Girl : Alors qu'elle combattait contre son ennemie jurée Madame Atom, Caroline Sharp est victime d'un accident la transformant en Formless Girl, entité immortelle d'une puissance incalculable. Une situation que, plusieurs années plus tard, elle ne supporte plus.
Série en un tome appartenant au label Young Animal de DC Comics, le personnage éponyme fait son apparition dans le très étrange crossover Milk Wars. Il y aurait deux façons d'aborder ce titre. D'un côté, comme une description de la politique de nombreux éditeurs de comics, dont les héros sont des propriétés intellectuelles qu'il serait possible de faire revenir encore et encore ; si Caroline ignore qu'elle est un personnage, elle a bien remarqué être prisonnière d'un cycle de destructions et réincarnations sans fin, auquel elle doit son statut peu enviable d'immortelle. En effet - et il s'agit de la seconde lecture - Caroline est dépressive et parcourue de pulsions suicidaires, mais ne peut pas mourir malgré de très nombreuses tentatives. Le comics met en parallèle les deux visions, avec une héroïne qui va devoir comprendre comment mettre un terme définitif à son existence, quitte à détruire le monde autour d'elle. Il en résulte un titre forcément étrange, légèrement psychédélique mais aussi très méta et blindé de références (notamment graphiques).
L'album jouit apparemment d'une bonne réputation, ce qui m'avait poussé à le tester ; ça et l'apparition du personnage dans Milk Wars. De fait, pour une nouveauté, il est étonnamment difficile à trouver voire à commander, même si j'ai fini par en récupérer un exemplaire en boutique.
Il s'agit d'une lecture surprenante, à l'image du reste de la production Young Animal. Sorte de Dr Manhattan dépressive et déboussolée, Caroline est une héroïne attachante, évoluant dans un monde artificiel imprimé sur papier. Quelle que soit la vision qui aura votre préférence - la réflexion sur le médium ou la thérapie - je pense que cet album est une curiosité méritant le coup d’œil, d'autant plus qu'il se suffit à lui-même et ne nécessite pas de lire Milk Wars ou d'autres titres Young Animal.
Le dessin est signé par Sonny Liew, dont Taliesin parlait précédemment à propos de The Art of Charlie Chan Hock Chye.



X-Men: Red T1 : Cela fait très longtemps que je ne suis plus les aventures des X-Men. Ce qui ne signifie pas que je les rejette en bloc. Régulièrement, un titre - souvent une production parallèle à la série principale, ou un événement particulièrement marquant - reçoit des critiques plus positives, et je peux me laisser tenter.
La dernière fois que j'avais lu du X-Men, Jean Grey était morte. Cela lui arrive de temps en temps. Dans Red - d'après son surnom, lui-même lié à sa couleur de cheveux - nous la découvrons alors qu'elle vient de ressusciter une nouvelle fois, telle le Phénix. Mais le monde a bien changé - en mal - depuis son précédent décès. Après avoir renoué avec ses amis, elle décide de monter sa propre équipe pour créer un monde plus favorable aux mutants.
Du bon et du moins bon, mais globalement, le bon l'emporte donc je lirai la suite. La série ne compte que deux tomes au total. Le comics se montre parfois violent et cruel pour les besoins du scénario mais sans que cela soit pertinent - avec Gambit échouant lamentablement à protéger une civile, ce qui ne lui serait certainement pas arrivé s'il n'avait pas fallu que le personnage en question meurt pour faire avancer l'histoire - et je garde des mauvais souvenirs de l'antagoniste principale, datant du run de Grant Morrison.
Mais comme indiqué tantôt, le positif l'emporte. Jean Grey est une héroïne puissante, en croisade, et avec de nombreuses idées quant aux moyens d'atteindre ses objectifs. Ce n'est pas un personnage que j'apprécie spécialement, mais en l'occurrence, le scénariste en tire le meilleur. Il la place dans un contexte tristement crédible compte-tenu de la situation géopolitique actuelle, et nous ne manquerons pas de faire des parallèles avec l'actualité. La série ne cherche pas à faire passer subtilement sa métaphore, mais ce n'est pas le but. En tout cas, le résultat fonctionne parfaitement. Le titre alterne héroïsme, drame, et même humour - certaines répliques sont savoureuses - et ménage quelques trouvailles, notamment concernant une nouvelle génération de Sentinelles.
J'espère que le second et dernier TPB offrira une résolution satisfaisante à cette intrigue.


_________________
- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
- Ça correspond à bon !
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 05/01/20 18:15    Sujet du message: 2019 Répondre en citant

En 2019, j'ai pu renouer un peu comme je le souhaitais l'an dernier avec les comics. Je ne sais plus exactement ce que j'ai pu lire l'année passée mais globalement j'ai lu de très bonnes choses. L'année a été marquée par le décès de Gerry Alanguilan, l'auteur du one-shot Elmer dont je vous recommande très chaudement la lecture. Cet artiste philippin travaillait surtout comme encreur avec l'industrie comics chez les Big Two.

Science Fiction: Un comics indé du Canadien Joe Ollmann, auteur qui traite souvent de sujets sombres avec des personnages ayant la quarantaine. C'est le cas ici lorsque le héros, professeur de physique-chimie dans un lycée, stable, cartésien et en couple, finit par se persuader qu'il a été victime d'un enlèvement par des extra-terrestres! Le tout sombre dans la paranoïa, la folie et le couple se détruit à petit feu. C'est parfois drôle (mais plutôt grinçant) et si le début est accrocheur, je trouve le récit un poil trop long par la suite. Le dessin est très expressif par contre et c'est ce qui m'avait plu lorsque j'ai découvert l'auteur au SoBD en 2018 où le Canada était à l'honneur. J'ai opté pour ce titre-là car il était moins épais, en couverture souple, en anglais, et que le titre me plaisait bien en fait. J'ai fini avec une dédicace, interpelée par l'auteur lorsque je me promenais avec son livre dans le salon ^^; .

Louis Riel: Chester Brown est un auteur canadien culte mais j'ai toujours reculé quant à le lire. D'une part parce que Louis Riel dans son édition française dans la collection Ecritures de Casterman est horriblement laide. Deusio parce que tout le monde a chanté des louanges pas possibles à 23 prostituées (que je veux bien lire un jour hein). Ne voulant pas trop découvrir Brown ni par ses histoires autobiographiques (où il raconte forcément ses relations amoureuses - ou tarifées), j'ai choisi Louis Riel qui était vendu dans son édition québecoise par La Pastèque au SoBD 2018. Le livre est une biographie de Louis Riel, personnage historique que je ne connais pas. Figure de rébellion, métisse et francophone lors de la colonisation du Canada, le livre raconte donc son combat politique afin d'avoir une terre pour sa communauté. Malgré le contexte historique très intéressant et inconnu, malgré mes bonnes dispositions, je ne suis jamais entrée dans le livre. Ce fut un pensum (pour reprendre les termes du Bulledairien Pierre, car c'est vraiment ainsi que je l'ai ressenti). C'est raconté avec beaucoup beaucoup beaucoup de distance, à tel point que c'en était glacial, on est complètement (un peu trop même) en dehors du récit, limite on s'en fiche de ce qui va arriver aux personnages. Beaucoup de précision historique aussi (voir les notes en fin de volume). Depuis, j'essaie désespérément de m'en défausser en le vendant mais rien n'y fait: personne ne m'a contactée pour ce livre Mort de rire .

Shade, the Changing Girl TPB #1: reprise d'une figure culte de Vertigo sous la bannière Young Animal, j'ai cité le Shade de Peter Milligan. Une fan de Shade sur sa planète d'origine vole le manteau du poète pour se retrouver coincée dans le corps de la lycéenne (et Terrienne) Megan, celle-ci étant dans le coma. Lorsque Megan se réveille, elle ne sait plus très bien où elle en est et s'aperçoit que personne ne l'appréciait (jusqu'à ses parents qui avaient l'air de se faire à son décès!). J'ai été hypée: par Shade, par le dessin, par l'esthétique psychédélique, par le synopsis. Et finalement, j'ai bien aimé lire ce titre sans non plus ressentir une urgence de lire la suite. En fait, je préfère largement lire Shade, the Changing Man de Milligan avec ses dessins tout crades. D'ailleurs, autant j'aime bien le découpage et l'esthétique, les couleurs de cet opus, autant le trait en lui-même me donne du mal, trouvant qu'il manque de "substance", de caractère. Ce n'est pas le seul titre pour lequel cette critique se fera, peut-être juste que je n'arrive pas à aimer plus le trait récent chez les auteurs de comics plus jeune?

Spinning: Tillie Walden est une jeune autrice qui a beaucoup fait parler d'elle. Et elle continue, ses livres arrivant désormais en France chez Gallimard (il me semble?). Spinning est un titre autobiographique qui revient sur l'enfance et l'adolescence de Walden (elle a 20 ans quand elle l'écrit) dont le quotidien tourne autour du patinage artistique de haut niveau, avec des entraînements à l'aube. De plus, à travers cette histoire, elle nous parle aussi brièvement de son homosexualité. C'est un livre très riche, intimiste, réalisé avec beaucoup de talent, avec un dessin personnel. C'est vraiment une autrice à suivre. Lu en VO chez First Second, dont le format est moins envahissant que la VF (qui reste souple, ouf).

Fun Home: Livre culte de Alison Bechdel (du test oui) dans lequel l'autrice raconte sa relation avec son père, son homosexualité (à elle mais pas que), de suicide, de relation de couple dysfonctionnelle (ses parents). C'est une autobiographie très intello (les références littéraires sont vraiment partout pour le coup) et très profonde. J'adore aussi le dessin de Bechdel, suffisamment simple mais aussi très expressif et très joli. Je suis marquée par le ton intimiste où Bechdel analyse toute sa vie et livre des parallèles entre sa vie et la fiction (littéraire: Proust, Woolf, d'autres y passent). En terme d'autobiographie pas joyeuse, intello, avec une analyse très poussée, je la mets aux côtés de L'Ascension du Haut-mal de David B. J'ai été impressionnée de bout en bout. Une de mes meilleures lectures de l'année je dirais. Lu en VO (mon exemplaire est tout moche mais je m'en fiche ^^; ).

Seconds: Je n'ai jamais lu Bryan O'Malley (depuis 10 ans que je prévois de lire Scott Pilgrim "un jour") et c'est donc le premier pour moi. Visuellement je suis conquise, O'Malley ayant vraiment réussi à mélanger le style manga mignon et le comics. Son trait est très personnel. La couleur est aussi très réussie. L'histoire parle du passage à l'âge adulte d'une jeune femme de 29 ans, cheffe du Seconds, restaurant à succès de la ville, qui décide d'ouvrir un nouvel établissement. Ses angoisses vont la pousser à utiliser une magie pour pouvoir défaire et refaire certains moments clés de sa vie. J'ai fini par vouloir le lire après tout le bien que j'entendais à son propos. Si le début est très entraînant, j'ai trouvé la fin assez longue et parfois répétitive. En outre, le personnage principal n'est vraiment pas attachant et parfois tête à claques, mais reste néanmoins un très bon personnage. C'est une femme adulte, compétente, un poil dépressive et stressée, mais une adulte responsable. J'ai aimé mais je ne le relirai pas. Lu en VO.

Doom Patrol TPB 1: Encore du Young Animal, cette fois reprise de l'équipe la plus dingue du monde, la Doom Patrol, tendance Morrison, gros succès Vertigo. Cette fois, c'est Gerard Way (Umbrella Academy), chef de file du label YA, qui prend les rennes de ce titre. Lorgnant dessus depuis très longtemps, j'ai fini par craquer pour acheter le volume 1. Depuis, le titre est sorti chez Urban Comics grâce à la série (y'a plus que ça... c'est le seul moteur...) avec en plus la Doom Patrol légendaire, celle de Morrison (il était temps). Cette Doom Patrol se veut dans la continuité de Morrison, avec un retour de Dany, une esthétique fofolle, le côté surréaliste de retour, mais avec une nouvelle héroïne. J'ai trouvé le titre très chouette mais manquant de quelque chose. Comme pour Shade the Changing Girl, j'ai eu du mal avec le dessin que ne trouve pas assez "fou" en fait, ni assez "sale". Chez YA, il y a Eternity Girl dont Gemini a parlé qui me fait beaucoup envie. A cause du synopsis mais surtout parce que Sonny Liew est aux dessins Embarassé .

United States Of Murder, Inc TPB1: Jinxworld, l'univers de Bendis, de retour. Avec les dessins de Oeming. C'est le duo de Powers, série à laquelle je voue un culte, qui revient. D'ailleurs, la "dernière histoire" de Christian Walker va sortir en mars (je suis impatiente mais pourquoi en hardcover T-T). Dans cette nouvelle série, le duo réinvente des Etats-Unis complètement gouvernés par la mafia (mais vraiment pas du genre "ils sont partout", mais plutôt, la mafia est normale). On suit un adolescent qui va bientôt connaître son initiation et devenir un "affranchi", sauf que des vérités familiales vont surgir et rien ne se passera comme prévu. C'est un titre noir comme Bendis sait les faire. Le dessin est vraiment superbe (Oeming... je l'adore...), les couleurs de Takio mettent bien en valeur le tout (chaque ambiance...), quant à l'histoire, elle promet mais il manque un petit quelque chose (décidément). Je dirais que cela vient des personnages que je ne trouve pas très intéressants, alors que dans Powers, ceux-ci détonnaient. Les dialogues ne sont pas aussi savoureux. Alors que je suis fan des trucs avec des mafieux, j'ai été surprise d'aimer sans coup de cœur. Je l'ai lu en VO, mais je serais bien contente de pouvoir le lire en bibliothèque pour voir ce que donne la suite.

Rachel Rising TPB 1-7 (intégrale): Les dessins de Terry Moore m'ont toujours hypnotisée sur ce titre. J'ai pu lire une partie de Echo (il y a bien longtemps et beaucoup aimé) et l'intégrale de Strangers in Paradise (série culte qui dure beaucoup trop longtemps et dont l'intérêt se dilue, dommage). Par contre, graphiquement, ce Rachel Rising poussait le bouchon encore plus loin: c'est juste sublime (les scènes sous la neige...). Le titre m'a longtemps fait envie, je voulais avant tout le lire en bibliothèque vu les avis parfois mitigés (la série faisant du surplace). J'ai fini par tomber sur une très bonne affaire avec des TPB à 2€ (en anglais) et j'ai craqué (j'ai dû me procurer les 1 et 7 séparément). C'est un énorme coup de cœur!!! Rachel Beck sort de terre: elle est supposée être morte et recherche son assassin. Elle est accompagnée de sa tante, Johnny, qui travaille à la morgue de Manson, ainsi que de Jet, sa meilleure amie garagiste. Ce titre est plus une tranche de vie horrifique qu'un titre d'horreur. La mort plane tout au long mais c'est furieusement drôle grâce à l'humour de situation mais surtout grâce aux dialogues de Moore qui n'en rate pas une! En vrai, l'intrigue est très vite oubliée, Moore entame plein de pistes mais elles ne se fermeront pas à la fin: c'est simple, rien n'avance! C'est frustrant en soi et je comprends pourquoi les avis sont si mitigés. Mais j'ai été super fan, peut-être qu'au fond, je m'en fichais des intrigues, je ne vois pas autre chose. La lecture m'a captivée de bout en bout, j'ai adoré les personnages de Moore, et surtout, je suis archi-fan de Zoé. Quant aux dessins, ce merveilleux noir et blanc... Vraiment chaque page fut un bonheur pour les yeux. Pour refermer les pistes, il faudra hélas se donner rendez-vous sur Five Years, dernière série de Moore où tout le Terryverse figure... Plutôt curieuse, possible que je craque ^^; (et j'ai déjà craqué en commandant l'intégrale de Echo, pas en un volume, mais en TPB: je veux lire mes livres où je veux!!). Sur la fin de Rachel Rising, seule l'intrigue de départ arrive à son terme au volume 7.

Shade, the Changing Man TPB 2: Milligan et Bachalo reviennent sur ce deuxième volume. ça fait si longtemps que j'ai lu le précédent que j'ai dû relire un peu le TPB 1... La série est toujours aussi vintage, toujours aussi dingue, avec des dessins toujours aussi crasseux. La folie continue de s'emparer des Etats-Unis, c'est l'occasion pour nos personnages de voyager dans le pays, un road trip (sous acide?) nous emmenant à New-York, à Los Angeles très contre-culture, dans un coin paumé où la folie transforme une ville dans un idéal de conformisme des années 50. C'est plein d'idées et notre duo rencontre même une personne qui deviendra une amie (oui fou). En réalité, je n'avais pas le projet de continuer la série vu que tout n'a pas été repris en TPB (pourquoi?) mais aussi à cause du prix des volumes. Mais j'ai réussi à en trouver un à prix suffisamment intéressant pour poursuivre jusqu'au 3 (le dernier). Bref, j'accroche toujours beaucoup (et je trouve donc Shade, the Changing Girl un peu fade à côté).

Fables 13-16 (14-17 en VF chez Urban): Souvenirs assez lointains. Je pensais détester après la fin de l'Adversaire. En fait le volume crossover qui conclut l'histoire de Jack ne m'a pas du tout plu, loin de là, ne lisant pas Jack et ses histoires de "litterals". Par contre, les débuts du deuxième ennemi, Mister Dark, ne m'ont pas déplu. Je suis juste plus dubitative de la vie de famille de Bigby et Snow, je les préférais vraiment sans enfants. De plus, le nombre de personnages s’agrandit, les points de vue sur divers lieux également, ce qui fait une narration un poil morcelée par moment. Le volume 16 avec les super héros m'a moyennement plu, trouvant que Willingham tire un peu trop sur la corde. En réalité, après l'Adversaire, la série aurait très bien pu s'achever. Les dessins de Buckingham sont par contre toujours aussi beaux et je trouve que Lee Loughridge fait un merveilleux travail avec ses couleurs (ce n'est pas toujours le cas, en tout cas, il travaille aussi sur Deadly Class où il accomplit aussi des merveilles). Je vais sûrement lire la fin de la série en 2020 (il était temps depuis ma découverte Mort de rire ).

The Wicked and The Divine TPB 3-5: J'ai enfin pu poursuivre cette série qui me plaît toujours autant par ses dessins mais aussi son histoire. Pourtant, ce n'est pas gagné avec cette bande de personnages égocentriques et tellement 2010, accroc à son smartphone, aux réseaux sociaux, à son look, à ses cheveux! Mais j'accroche beaucoup à cette intrigue fantastique mêlant dieux et mystères. La série est terminée et je suis bien curieuse d'en lire la fin. Je suis la première étonnée à aimer ce titre à vrai dire, tant je me sens aux antipodes de ce type de personnages ^^; (que ce soit le moi de maintenant ou même le moi ado! j'ai toujours été une ringarde...)

Mirror TPB 1: Titre dont le visuel m'a de suite intriguée. Les dessins de Hwei Lim (elle est Malaysienne) sont inspirés manga et en aquarelle, avec tellement de douceur... les personnages mêlent humains et animaux en plus. La scénariste de ce titre est Emma Rios. Mirror m'a surtout plu par son visuel et j'ai fini par me le procurer (cette série fait 2 volumes au total). En lisant une interview de Emma Rios, j'apprends que celle-ci a déjà travaillé dans un atelier BD avec... est em (c'est aussi ainsi qu'elle a connu Hwei Lim). Non, je n'ai pas fait exprès ^^; . J'ai lu ce livre avec appréhension après avoir vu des avis mitigés et surtout, après l'expérience Pretty Deadly (où Emma Rios est cette fois dessinatrice). Finalement, la poésie de Mirror m'a beaucoup plu, j'ai été enchantée. Le visuel et le côté mélancolique n'y sont pas pour rien car l'histoire et surtout l'univers sont complexes. La narration est un peu décousue, sautant des époques. La mise en page, inspirée par le manga, est éclatée et donne lieu à de très belles choses. ça raconte une histoire de colonies et d'expériences sur des animaux qui sont désormais conscients. Il y a du space opera et de la magie dans tout ça. Toujours est-il que ce volume fut un coup de cœur pour moi (même si j'ai du mal à expliquer pourquoi à vrai dire: l'ambiance unique je dirais!). Une vraie découverte Sourire .

The Outside Circle: cadeau d'une amie, j'appréhendais la lecture de ce titre. Il s'agit d'une histoire complète d'un duo d'auteurs canadiens et descendants amérindiens (Patti LaBoucane-Benson et Kelly Melings). L'histoire d'un gangster en prison qui va suivre un programme de réhabilitation. C'est une histoire de rédemption grâce à la reconnexion avec une culture, des racines, une histoire d'identité, une histoire sociale aussi, et familiale. J'appréhendais un peu ce type de récit mais je dois dire que la narration est très prenante, de même que les dessins réussis malgré une coloration un poil trop vive. Le récit est aussi très intéressant côté culturel, où on voit comment la colonisation continue à encore faire du mal, et comment la violence s'insère dans une histoire familale. Un très beau livre donc, ce fut même un coup de cœur de mon côté.
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Lisez Descending Stories de Haruko Kumota, tout est dispo en 10 volumes en anglais Très content
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